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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 16:33

Ça y est, nous sommes le lundi 5 septembre... Il est 13 heure, et nous prenons la route pour notre première étape.

 

C'est à quelques kilomètres de Lure que la route commence à s'élever, et nous arrivons à Belfahy, un tout petit village de la Haute Saône, point de départ de ma randonnée.

 

L'auberge est sympa et le patron, avenant, me dit d'entreposer mon tricycle sous l'escalier qui monte aux chambres. Nous serons les seuls clients pour cette nuit, et il va nous faire une "poireaute", sorte de potée franc-comtoise... je ne vous dis que çà ! 

les Vosges par les crêtes
les Vosges par les crêtes
les Vosges par les crêtes

Mardi 6 septembre

 

Ça y est, c'est parti... quelques photos avec le patron de l'auberge, une petite descente, du plat pour passer Plancher les mines, et j'attaque la montée pour la Planche des Belles Filles... 

 

Et c'est dûr dûr !!! Heureusement que la montée ne fait que 6 kilomètre parce que j'oscille entre 9 et 13%... et les derniers 400 m sont à 22%... mais le paysage est très beau, je ne suis pas pressé... Et puis, je ne veux pas me mesurer à Froome, il aurait honte !!!

 

Ensuite c'est le Ballon de Servance, une petite route faite pour les "eaux et forêts" et pour les cyclistes... j'apprécie le calme... En haut du ballon, j'ai compté 5 voitures et tracteur pour une trentaine de cyclistes !!!

 

La descente pour Fresse est étroite, mais à partir de Château Lambert, on rejoint la route de Lure donc beaucoup plus large et passagère.  Heureusement que, dans la vallée il y a une piste cyclable !!!

 

Et je monte le Ballon d'Alsace, mais dernière difficulté de la journée, sur une route large et qui monte à 7% du début à la fin. Encore des paysages magnifiques, des voitures... un peu... des vélos... pas trop... mais des motos... énormément !!! Par contre, tout le monde roule prudemment, en appréciant le paysage.

 

Arrivé au ballon, je rejoins Joëlle pour prendre une bière, un bretzel et une tarte au myrtilles... tout ce à quoi j'avais pensé en montant ! 

 

La descente jusqu'à Sewen est un enchantement... beaucoup de lacets en contrebas du lac d'Alfred,  des maisons aux toits alsaciens et tout en couleurs, et pour finir, une piste cyclable à la place de la voie ferrée désaffectée...

 

J'arrive à Masevaux où Joëlle me rejoint pour notre deuxième arrêt... Et encore une fois, l'auberge est sympa !!!

les Vosges par les crêtes
les Vosges par les crêtes
les Vosges par les crêtes
les Vosges par les crêtes
les Vosges par les crêtes
les Vosges par les crêtes

Mercredi 7 septembre

 

Et c'est reparti pour une deuxième étape, tranquille...

 

Jusqu'à Bourbach le haut, peu d'intérêt, mais après, jusqu'au col du Hundsruck, on retrouve des paysages magnifiques avec, en haut du col, une stèle pour les troupes de choc... émouvant...

 

Une descente, une petite route forestière à droite, très endommagée mais je roule lentement, et j'arrive à Thann... 500 mètres avec les camions, mais ils sont prudents... ensuite 5 kilomètres, dont la plupart sur piste cyclable, et j'attaque la montée du Grand Ballon.

 

Des voitures, énormément de motos, quelques cyclistes... J'atteins le Vieil Armand et sa stèle... poignant... Puis une petit descente sur le col Amic où je rencontre une flopée de cyclistes qui se restaurent, et en avant pour la dernière montée...

 

De temps en temps, dans les virages, la route est en pavés, dûr dûr, et ça monte entre 7 et 9%... je sors de la forêt pour me retrouver dans les alpages. Et j'entends qu'on m'appelle... c'est Joëlle qui me fait signe qu'elle s'est arrêtée à une ferme-auberge sympa, et m'a gardé une place !!! 

 

Le cochon à été tué la veille, et il y a des tripes délicieuses !!! C'est à trois kilomètres du sommet mais je fais une longue pause car les 35 kilomètres restant ne sont plus difficiles.

 

Fini la forêt, maintenant je suis sur la route des crêtes, dans les alpages... Bien sûr, ce n'est pas plat, mais en forçant je reste sur le plateau intermédiaire... On se redonne rendez-vous dans 10 kilomètres, au Markstein, pour marger une crêpe et boire un café.

 

À partir du Hohneck, la route descend pour arriver à proximité du col de la Schlurt et, aprés quatre kilomètres, j'arrive au Chaume de Balveurche, point d'arrivée de la deuxième étape, au bout de nulle part. 

 

 

les Vosges par les crêtes
les Vosges par les crêtes
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Jeudi 8 septembre

 

Je pars pour 8 kilomètres de descente sur une route extra, puis je longe les lacs de Longemer et Retounermer. La route est barrée pour débardage, mais on peut passer en vélo. C'est formidable, j'ai toute la route pour moi.

 

Je passe deux petits cols et je redescends en direction de la Bresse, pour remonter le col de Grosse Pierre et là, pendant 3 kilomètres je descends à 60/70 km/h comme la voiture à Joëlle...

 

Le lac de Gérardmer ne fait que 5 kilomètres et à plat, je le laisse donc rapidement derrière moi, tout comme Xomrupt Longemer, et je prends la petite route du Valtin.

 

7 kilomètres de montée pour laisser le Collet et le col de la Schlurt, et me voilà à nouveau sur la route des crêtes, quand même après 1200 m de dénivelée que j'ai passé sans m'en rendre compte.

 

Je voulais grignoter à la ferme-auberge du Gazon du Faing mais les clients m'on dit  qu'il y avait beaucoup trop d'attente, donc je continue jusqu'au col du Calvaire, et là je rejoins Joëlle qui finit de manger !!! Je prends donc une tarte aux myrtilles et une bière rousse de Lapoutroie, fameuse, et je reparts tranquille;

 

Il reste 4 petits cols et dix kilométres de descente que je fais prudemment mais quand même très vite, et j'arrive à l'auberge des Bagenelles pratiquement en même temps que Joëlle.

 

L'auberge est pleine de motards allemands, je les comprends, c'est de loin la meilleure auberge que l'on ai eue

les Vosges par les crêtes
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Vendredi 9 septembre

 

Après un petit déjeuner copieux, je repars en direction de Liepvre avec un cycliste du coin qui me montre où passer. Ç'est très sympa...

 

Jusqu'au col d'Urbeis, je mouline tranquillement, puis je prends une petite route pour faire encore deux petits cols avant de monter les dix kilomètres du col de la Charbonnière où je rejoins Joëlle et où je mange.

 

La forêt du champs du feu et la  crête des myrtilles sont très belles et culminent entre 800 et 1000 m. Et on voit toujours des motards !!!

 

Je prends en direction du Mont Sainte Odile, de la forêt encore et toujours, peu de cyclistes à l'exception des VTT et de quelques vélos à assistance électrique.

 

Le couvent est au bout de la route, les touristes parlent à voix presque basse, peut-être en signe de  recueillement? Je ne veux pas laisser mon tricycle sans gardien, alors je redescends, mais sans entrain.

 

Encore quelque kilomètres, et se sera Ottrot... encore un voyage sublime (pour ceux qui aiment le vélo...), le dernier des massifs que je n'avais pas fait.  

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Published by poppy - dans Ice Vortex +
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